Accueil > Le domaine > Le vin s’invite en ville

Le vin s’invite en ville

Comme d’autres viticulteurs de l’appellation, Christophe Avi, installé à Laplume, participe ce week-end à la Fête des vignerons.

PNG - 320.6 ko
Bois de simon à cheval sur Laplume et Moncaut

Quand le brulhois est en fête, les vignerons sont sur le pont. Et pour l’occasion, Christophe Avi a même décidé de passer celui de Beauregard. Samedi, le propriétaire du domaine du Bois-de-Simon, à Laplume, participera avec d’autres à la manifestation Boulevard du vin, à Agen.

« La fête de ce week-end sera l’occasion d’aller à la rencontre des Agenais, de leur dire qu’ils ont dans leur région une nouvelle AOC (NDLR, appelation d’origine contrôlée). C’est aussi l’occasion de communiquer sur les qualités du vin et, pour le professionnel que je suis, de se faire une idée sur les autres vins de l’appellation d’origine contrôlée. »

Sur deux terroirs

Du genre taillé dans un menhir, l’ancien joueur de rugby de Nérac et du Passage-d’Agen a pris en main l’exploitation familiale en 1992, dans le sillage de ses parents et de ses grands parents arrivés à Laplume en 1926. Une exploitation décomposée en trois activités : culture, élevage et donc viticulture, sur vingt hectares, à cheval sur deux terroirs, buzet et brulhois.

« J’ai quitté la cave de buzet l’année dernière pour pouvoir vinifier le buzet en Vin de France. Jusqu’à ce moment, j’étais le seul à produire dans les deux appellations », confie Christophe Avi, titulaire d’un brevet de technicien supérieur en viticulture et œnologie.

Les vins de son domaine se répartissent en trois catégories : tradition, réserve et vieille vigne. Seuls le rouge 2010 et le rosé 2011 sont pour l’instant classés en AOC brulhois, obtenue en 2011. Le reste de la production est toujours en vin délimité de qualité supérieure (VDQS) Côtes du brulhois.

Le vin des gastronomes

« Le tradition c’est mon entrée de gamme. La réserve se situe en intermédiaire et la vieille vigne c’est la qualité supérieure. La première cuvée est sortie en 2007, la seconde en 2009. » Christophe Avi les a baptisées « L », et « Louis Camille », en hommage à ses trois enfants. « Mes rosés sont faits à partir de saignées de cuves. Ils ont à la fois de la fraîcheur, de l’acidité et de la sucrosité. »

Au Bois de Simon, du nom d’une parcelle arborée incluse sur sa propriété, Christophe Avi produit chaque année entre 4 000 et 5 000 bouteilles de rosé pour 15 000 de rouge. « Les vins de l’appellation sont beaucoup plus adaptés au goût du consommateur qu’ils ne l’étaient auparavant. Ils correspondent aussi très bien à la culture gastronomique du Sud-Ouest. Avec beaucoup de caractère. Le Combes est parfait à l’apéro avec de la charcuterie et de la viande blanche, la réserve accompagne bien les entrecôtes et les viandes en sauce et la vieille vigne se marie à merveille avec les viandes noires. »

Salons et marchés

PNG - 295.9 ko
20 000 boutielle de rouge et de rosé chaque année

Niveau débouchés commerciaux, l’obtention de l’AOC a considérablement fait bouger les lignes. « Sur les salons, les gens s’arrêtent plus facilement. Cela fait six ans que je fais celui de Lyon, et certains m’ont découvert pour la première fois lors de la dernière édition », illustre Christophe Avi, par ailleurs présent sur les salons de Nantes, Toulouse, Blois, Lille, Paris, Clermont-Ferrand, Limoges et Rouen.

Attendu après demain sur le boul’, le viticulteur ouvrira dimanche les portes de son exploitation pour une initiation et dégustation sur le thème du vin et du bœuf Blonde d’Aquitaine. L’occasion pour le public de découvrir les subtilités de ses productions carnées et viticoles. Des productions que les estivants pourront découvrir dans les marchés de producteurs de Sos, Nérac, Lamontjoie et le Fréchou.

Quelques chiffres

  • 2 Comme en euros, le prix du verre « pass » gravé AOC brulhois qui permettra de déguster gratuitement sur les stands de chaque vigneron.
  • 3 Comme le nombre de départements sur lesquels s’étend l’AOC brulhois : Tarn-et-Garonne, Lot-et-Garonne et Gers.
  • 7 Comme le nombre de cépages de l’appellation : cabernet-franc, merlot, tannat, cabernet-sauvignon, malbec, fer-servadou et abouriou.
  • 30 Comme en pourcentage, le volume du chiffre d’affaire réalisé à l’export, notamment au Québec.
  • 110 Comme le nombre de viticulteurs qui composent l’appellation.
  • 10 000 Comme le nombre d’hectolitres produits par les viticulteurs de l’appellation sur une surface de 180 hectares.


Article paru dans le quotidien "Le Sud Ouest" Publié le 10/05/2012 Par Christophe Massenot http://www.sudouest.fr


fait le 12 mai 2012 par Philippe Avi